21 septembre 2007
Istanbul - 7 au 12 août 2007
Mardi 7 août
Sortie de l'aéroport. Premier contact avec la Turquie : les hauts-parleurs hurlants d'une voiture de police (eh oui, toute la rue profite des ordres criés par les policiers à l'intention d'une voiture garée !)
Hôtel Armada, dans le quatier de Sultanahmet, près de la mer de Marmara. Les chambres sont vertes. Repos.
En route vers l'esplanade des mosquées, nous empruntons des petites rues aux maisons en bois traditionnelles.
Passage par le Centre Artisanal d'Istanbul, installé dans une ancienne medrese (école coranique) : les ateliers-expositions sont situés tout autour de la cour : broderie, reliure, calligraphie, céramiques...
Un autre lieu reconverti : le (gigantesque) hamman de Roxelane, devenu magasin de tapis. Les jeux de lumière et le labyrinthe de pièces mettent en valeur les tapis. Pause au café Dervish, où la découverte des yaourts à boire (Ayran) n'efface pas la frustration de ne pas parler le turc. Il est déjà tard et il nous faut choisir entre l'élégante Mosquée Bleue et la vénérable Sainte-Sophie. En nous emmitouflant dans des foulards ou des paréos, nous pénétrons dans la Mosquée Bleue (Sultanahmet camii), ainsi nommée en référence à la couleur des céramiques d'Iznik décorant l'intérieur.
Continuons notre promenade à la tombée de la nuit... De l'hippodrome romain, il ne reste qu'une place allongée décorée de colonnes et d'un obélisque.
Dîner au restaurant Rami, qui clame sa vue sur le son et lumière de la Mosquée Bleue. Cet aspect se révèle un peu décevant : la terrasse est couverte et seules les tables situées près des ouvertures (réservées) bénéficient d'une belle vue sur la Mosquée. Quant au son et lumière, il s'agit d'éclairages de la mosquée de différentes couleurs, et le son est masqué par la musique du restaurant. Mais le lieu est très calme et nous donne un aperçu prometteur de la cuisine turque.
Retour devant la Mosquée Bleue, où les illuminations en musique alternent avec des films sur Istanbul et sur l'histoire de l'islam - en plusieurs langues. Levés à 5h, on n'a pas attendu la version française...
Mercredi 8 août
Au réveil, double émerveillement sur la terrasse de l'hôtel : celui de la vue - du toît - sur les Mosquées et sur la mer de Marmara ; et celui, plus terre à terre, du buffet du petit déjeuner (pastèques, tomates, fruits secs, fromages et pâtisseries turcs...).
Visite du palais de Topkapı (Topkapı Saray). Ne surtout pas manquer d'aller voir le Harem - même si le ticket est à acheter en plus - surtout pendant que de nombreux pavillons sont en restauration.
Il faudra vous armer de patience pour admirer les collections exposées ailleurs dans le palais, et notamment le trésor - avec ses émeraudes grosses comme le poing, son diamant de 86 carats trouvé par un chiffonier, et ses trônes en or. Entre Topkapı et Sainte-Sophie, la petite rue pavée Sogukçesme arbore un alignement de maisons traditionnelles en bois, mais restaurées et peintes, cette fois. Certaines abritent des pensions. Pour un peu, je me croirais en Amérique du Nord (j'ai dans la tête une image de Montréal qui y ressemble pas mal).
L'après-midi, nous découvrons la Citerne Basilique, édifice souterrain construit selon le plan d'une basilique, qui servit de réservoir d'eau. Aujourd'hui, cette curiosité abrite des poissons, des piécettes et des touristes fuyant la chaleur.
A proximité se dresse Sainte-Sophie (Ayasofya). Ses fresques et mosaïques de l'époque byzantine font bon ménage avec les panneaux de calligraphie, le mirhab et le minbar.
Après une halte à notre désormais terrasse préférée (le café Dervish !), nous finissons la journée par une heure et demie de détente au hamman de Cağaloğlu. Première fois dans un hammam ; verdict : on ressort détendu, la peau toute neuve (mieux que n'importe quel gommage !) - il va falloir que je laisse un peu ma pudeur de côté mais c'est une expérience à renouveler !
Jeudi 9 août
Ce matin, train en direction des embarcadères d'Eminönü, pour prendre place à bord d'un des nombreux ferries qui effectuent une croisière sur le Bosphore.
Au départ, vue sur les mosquées d'Istanbul, et notamment la Yeni Camii et la Süleymanie Camii. Nous passons devant le palais de Dolmabahçe, qui a été la résidence des derniers Sultans et d'Atatürk, après le palais de Topkapı, à partir du XIXe siècle. Puis, juste avant le pont du Bosphore, la mosquée d'Ortaköy. Passée la Forteresse d'Europe, nous laissons Istanbul derrière nous et peu à peu se succèdent des villages, et des yali, petits palais les pieds dans l'eau.
Tout au long du trajet, des serveurs proposent du thé. A un arrêt, des vendeurs de yaourt montent même à bord pour proposer la spécialité locale. Le village où nous avons accosté est apparemment connu pour cela. Enfin, nous descendons à Sarıyer, village de pêcheurs de la rive européenne, où après une promenade sur les quais, nous nous installons au bord de l'eau dans un meyhane pour déjeuner.
(pour une description détaillée des deux rives du Bosphore et de ce qu'il y a à y voir, visiter cette page)
Le retour s'effectue par la route, en bus, ponctué d'un arrêt infructueux à Dolmabahçe (fermé le jeudi !). Qu'à celà ne tienne, après cette matinée plutôt reposante, nous décidons de monter à pied à Taksim (les sept collines qui font d'Istanbul une nouvelle Rome ne sont pas visibles au premier coup d'oeil, mais la chaleur nous les fait sentir !) Taksim est un quartier animé et moderne, avec son petit brin de nostalgie qu'incarnent un vieux tramway (qui parcourt la rue commerçante İstiklâl Caddesi) et un hôtel mythique, le Pera Palas (où Agatha Christie aurait écrit Le Crime de l'Orient-Express - il est fermé actuellement pour travaux).
Nous retournons à l'hôtel nous changer, avant de retrouver le Bosphore pour la soirée : dïner dans un restaurant de poissons (ils ont l'air bons - dommage pour moi !) et spectacle Fires of Anatolia en plein air ! Les navettes de retour sont des bus de mer, ce qui nous permet d'admirer les rives du Bosphore by night.
Vendredi 10 août
Après un vote à main levée, nous décidons de passer une nouvelle journée "farniente", direction les Iles aux Princes, un archipel de neuf îles à moins d'une heure d'Istanbul, lieu de villégiature pour les habitants de l'agglomération. Nous débarquons à Büyükada, la plus grande de ces îles. Ici, pas de voitures, les déplacements se font à pied, en vélo ou en calèche. Journée farniente oblige (et puis il fait chaud et il y a des bonnes côtes !), nous choisissons le tour en calèche (pauvres chevaux, quand même...), à la découverte de paysages méditerranéens. La veille, j'avais été surprise de voir que des gens se baignaient presque en pleine ville, dans le Bosphore - et moins surprise, mais choquée, de voir que ce n'étaient que des hommes. Sur Büyükada, certaines plages ont des jours pour femmes et des jours pour hommes. Là où nous nous sommes arrêtées, c'était le jour des femmes. Nous laissons donc les hommes en haut et descendons - mais pas le temps de se baigner, il est temps de reprendre la calèche... Plus loin, nous nous baignerons à une autre "plage", mixte, payante et pleine de touristes (pas très fière, sur ce coup là !)
De retour à Istanbul, non loin du débarcadère, nous voilà au Bazar égyptien, alias le Marché aux épices (Mısır Çarşısı). Les étals sont alléchants, entre les épices de toutes les couleurs, les fruits secs, les qubergines séchées, les thés variés, les loukoums et autres friandises... j'ai envie d'acheter de tout ! (je repars avec du sumak, des écorces d'oranges et des fleurs d'hibiscus séchées). A côté de la galerie assez touristique, on trouve un marché plus populaire, dédié aux épices mais aussi aux plantes et aux animaux. Des vendeurs sont assis derrière leur marchandise composée de sangsues et d'autres traitements traditionnels (malheureusement, nous ne parlons pas turc et eux ne parlent pas anglais, français ou allemand - on n'a pas pu savoir ce qu'étaient ces étranges fruits (?) censés soigner des problèmes digestifs...)
Après la visite de la mosquée Yeni, et un kebap, nous rentrons au bercail.
Samedi 11 août
Pour notre dernière journée, un programme chargé nous attend, fait de tout ce que nous avons laissé de côté les jours précédents, à commencer par le Grand Bazaar (Kapalı Çarşı) - on ne peut quand même pas quitter Istanbul sans avoir vu l'un des plus grands marchés couverts au monde, avec ses 66 rues (un vrai dédale !) et plus de 4000 boutiques ! Nous nous y rendons en tram (arrêt Beyazıt).
Nous découvrons une véritable ville, avec ses rues, ses quartiers (celui des antiquaires, celui des bijoutiers, celui des t-shirts de contrefaçon (!), ...), ses salons de thé, ses caravansérails (han)... Tout autour du bazar lui-même, des boutiques moins touristiques, des commerces de gros... et d'autres caravansérails comme le Büyük Valide Han (malheureusement pas très bien entretenu).
L'étape suivante est la Mosquée de Soliman le Magnifique (Süleymaniye Camii), oeuvre de l'architecte Sinan, qui repose non loin, dans un mausolée dédié. C'est également l'occasion de découvrir un cimetière ottoman, et ses stèles aux formes particulières qui reflètent la position sociale du défunt.
Continuons sur notre lancée, plus à l'ouest, avec Saint-Sauveur in Chora (Kariye Müzesi), église byzantine transformée en mosquée et devenue un musée. Il y a de quoi : ses fresques et ses mosaïques sont superbement conservées !
Nous longeons ensuite les remparts terrestres de Théodose. Le soleil tape, les murs sont situés en bordure d'un périphérique, et malheureusement, les Turcs et/ou la municipalité n'étant pas très soucieux de l'environnement, l'extérieur des murs ressemble parfois à une décharge. Avec néanmoins quelques chevaux qui paissent...
C'est donc sans regret (enfin, pour l'instant ! - car le trajet se révèlera épique !) que nous montons dans un taxi qui nous emmène à Eyüp, quartier Pierreloti (c'est écrit comme ça sur les panneaux !). C'est là que l'écrivain français aurait séjourné, écrit, aimé... Aujourd'hui, au café Pierre Loti (Piyerloti Kahvesi), une grande terrasse surplombe la Corne d'Or (Haliç) et le cimetière d'Eyüp. Le mausolée d’Eyüp Sultan, compagnon du Prophète Mahomet, est un lieu saint de l'islam. C’est ici que se rendaient les pèlerins juste avant de partir pour La Mecque. Il existe un funiculaire, mais nous descendons à pied par le cimetière, où les stèles ornées de calligraphies arabes côtoient celles d'après l'occidentalisation de l'écriture...
De l'autre côté de la Corne d'Or, nous voici de nouveau à Beyoğlu, où nous décidons d'admirer le panorama depuis la tour de Galata. Cela se révèle un peu décevant, pour le même prix que le palais de Topkapı (toutes les entrées sont au même prix ici, 10 lires turques). La tour abrite aussi (surtout ?) un restaurant et un bar...
Pour rejoindre la presqu'île de Sultanahmet, nous prenons le pont de Galata, à deux étages : le route et de nombreux pêcheurs en haut, et un passage uniquement piéton bordé de cafés, en-dessous.
Nous avions prévu de passer notre dernière soirée sur la terrasse de l'hôtel. Mais elle est occupée par un mariage (d'ailleurs, il y en a partout ce soir ; le samedi semble donc être le jour des mariages ici aussi). Nous nous rendons donc dans un restaurant au bord de la mer de Marmara, installé dans les restes de murailles... Le cadre est beau, mais la restauration n'est pas à la hauteur, et plutôt d'échelle industrielle. Ce n'est pas encore ici que nous goûterons le rakı, c'est un restaurant sans alcool. Nous nous consolons au bar de l'hôtel (c'est notre dernière occasion de goûter cet alcool typique, qui personnellement, me rappelle un peu trop le pastis), après une soirée chez le barbier où nous avons assisté à la coupe de cheveux de Monsieur C. : tout un spectacle !
Mais il est déjà temps de faire les bagages...
12 septembre 2007
Glimpses of Istanbul
- un carrefour de l'histoire
- les terrasses où l'on dégustes des cafés et thés turcs et de délicieux ayran (yaourt à boire)
dumielauxepices.net
- les rabatteurs (pour les restos, les cafés...)
- le marchandage
- une population qui "vit dans la rue" : des canapés devant les maisons, ...
- les cireurs de chaussures, les marchands ambulants de fruits, de maïs grillé, de petits pain (et de sandwichs, d'eau, de mouchoirs en papier...)

- 7 collines, comme à Rome (les Romains ont voulu fonder une Nouvelle Rome)
- une conduite automobile anarchique (les chauffeurs de taxi sont des pilotes de F1 ! )
- l'hospitalité
- des moyens de transport variés : taksi, dolmuş (taxi collectif), bus, tram, métro, train, téléphérique, tünel (funiculaire couvert), bus de mer, ferry, barque...
dolmuş
05 septembre 2007
Retour de vacances
Hier, je faisais ma rentrée au labo ; aujourd'hui, après un mois et demi d'absence, il est temps de faire ma rentrée de blogueuse.
Et pour combattre la déprime de la rentrée, je mets mes photos en ligne (c'est dans la colonne de droite !) ; au programme : Istanbul, l'Ardèche, et du kayak de mer vers Ajaccio. (Des récits de voyage, bientôt...)
Je rentre avec des projets plein la tête, après une année focalisée sur l'agreg et le CAPES. Il me reste à les concrétiser...
23 août 2006
York
Sur le chemin de Bretagne à Edimbourg, je me suis arrêtée quelques jours près de Plymouth (chez mon parrain) puis à York (pour visiter).
Si vous ne connaissez pas York, je vous conseille d'y passer quand vous aurez l'occasion. Apparemment, c'est un must-see du Royaume-Uni, au même titre que Londres, Oxford, Edimbourg... Et je trouve que c'est mérité !
York est une ville qui garde des traces de ses époques romaine et viking. Une muraille entoure le centre historique, à l'intérieur duquel on trouve des rues médiévales avec maisons à colombages dont les étages avancent sur la rue. Les deux rivières qui la traversent en font une ville très agréable, et aussi animée (avec des terrasses de café au bord de l'eau !). Mais ce qu'il ne faut surtout pas manquer, à York, c'est le Minster (la cathédrale). Et surtout, prendre le temps de suivre un guide (c'est gratuit), sous peine de passer à côté de plein d'anecdotes passionnantes. Au programme, entre autres choses plus sérieuses : une vierge nourrissant Jésus au biberon (pour cause de puritanisme victorien), des légionnaires romains moustachus, des blagues laissées par les sculpteurs, des statues décapitées, des souris gravées dans les pièces de mobilier en bois, et bien plus encore... notre guide avait quelque chose à commenter tous les 2 pas (et la cathédrale est la 3eme plus grande d'Europe !)
22 août 2006
Bretagne
La suite des vacances, après ce sympathique séjour en Ecosse...
Ben allez donc voir les photos, j'ai déversé assez de mots pour aujourd'hui...
Pour résumer, je suis allée me ressourcer (oui, je crois que c'est vraiment le mot) à Saint-Cast, Côtes d'Armor pendant 3 semaines. On y va en famille tous les ans mais je mesure un peu plus chaque année ma chance. La plage, grande mais pas interminable, entre deux pointes, pas bordée de béton, sur laquelle on trouve toujours assez de place, du sable fin, et des beaux coquillages (ça, c'était quand j'étais petite !), et où on peut lire tranquillement, face au large, aux bateaux, à la côte en face (mais pas trop près). La côté découpée, la bruyère, les ajoncs. Les crêpes (lol). Les couchers de soleil au cap Fréhel. Je donne l'impression que c'est désert, mais non, il y a aussi un peu d'animation (mais pas trop ! pas de bars sur la plage, genre les clichés de plages de la Côte d'Azur que j'ai dans la tête - sans jamais y être allée, j'avoue), pas mal de choses à faire... Et puis la Bretagne, pendant les périodes de canicule, c'est le paradis !
Bien sûr, c'est un peu posh, mais je ne laisse plus cette idée me gâcher le plaisir.
Escapades écossaises
Les photos sont en ligne depuis un moment. Maintenant, avec beaucoup de retard, le récit.
24 juin - 4 juillet, avec Aurélie et Guénola
Glasgow
Prendre un car à 8h du matin, un samedi, c'est dur (surtout en étant sorties la veille). 75 minutes plus tard, nous voici au cœur de la capitale économique de l'Écosse. Un deuxième petit-déj s'impose (enfin, juste un muffin - pas l'habitude de petit-déjeuner avant 7h ! lol) avant une journée de marche épuisante (en un jour, on a plus qu'assez à voir). J'avais déjà raconté mes impressions ici... Nouveautés par rapport à la dernière fois : la cathédrale, et l'exposition des travaux des étudiants de l'école d'art (ie entrée gratuite dans certaines parties du bâtiment de Mackintosh !)
Ile d'Arran
De Glasgow, train pour Ardrossan, petite ville côtière (Ayrshire) un peu morte, mais qui possède l'immense avantage d'un ferry pour l'île d'Arran. Cette île de 430 km², apparemment méconnue des touristes étrangers (certaines personnes nous ont demandé comment 3 Françaises pouvaient échouer ici...) est souvent décrite comme une "Ecosse miniature". On retrouve les montagnes des Highlands au nord, et des paysages plus doux des Lowlands au sud. C'est aussi une destination prisée des golfeurs, avec 7 golfs sur cette petite île de 5000 habitants (plus grand nombre de golf par habitant au monde ! lol).
Après 55 minutes de traversée, le village de Brodick apparait, à l'ombre du Goatfell (le sommet de l'île), entre un ciel sans nuages et une mer couleur émeraude. Ce village touristique a un musée (mémoire de l'île), des plages (de galets), un château, une brasserie, une fabrique de parfums et cosmétiques et une de fromages. Et surtout des superbes chemins de promenades de tous niveaux (n'étant pas du tout équipées, même de chaussures correctes, on n'a pas fait la montée du Goatfell !).
Le deuxième jour, on entreprend de visiter le reste de l'île. Avec plus de temps et de courage, on peut en faire le tour en vélo. On a préféré le bus. Premier arrêt à Lochranza ("loch of the rowan tree") pour visiter une distillerie de whisky. Il y a aussi un vieux château en ruine (qu'on dit avoir inspiré Hergé pour L'Ile noire (Tintin) ), dont on a vite fait le tour. Et un coin sympa pour faire la sieste, au milieu des moutons qui paissent, avec vue sur la mer, les bateaux amarrés, les montagnes...
Ensuite... ben, on a manqué un arrêt, et on s'est retrouvées à Blackwaterfoot. Il faut bien se rendre compte que Brodick est le village principal, au moins au nord. A Blackwaterfoot, il y avait bien un golf, un hôtel, et un magasin qui vendait... un peu de tout, notamment des chips. Mais en-dehors de ça... une plage, où on a fini par se poser pour jouer au tarot, en attendant le bus suivant !
http://wikitravel.org/en/Isle_of_Arran (je viens de découvrir Wikitravel - guide de voyage libre. ça a l'air sympa et pratique pour partager des conseils - et pour rêver un peu !)

crédits : www.arran.uk.com
Stirling
Après deux jours à Edimbourg, c'est reparti pour un autre petit tour. On commence par Stirling, une ville dont le centre médiéval est vanté dans tous les guides comme rivalisant avec Old Town, à Edimbourg.
Dur dur de repartir à 8:30. Le trajet en car dure 1 heure. A l'arrivée, on trouve la ville un peu endormie. L'auberge de jeunesse est très bien située, en plein cœur de la vieille ville. Il faut monter un peu depuis la gare routière. Ensuite, direction le château. C'est un lieu chargé d'histoire, celle des rois et reines d'Écosse, de la lutte contre les Anglais (les batailles du pont de Stirling, et de Bannockburn, tout près de Stirling...) L'entrée est un peu chère, mais quitte à visiter un seul château en Écosse, celui-ci fait très bien l'affaire. D'autant plus qu'avec les audioguides, on en a pour notre argent (même si c'est un peu looong par moments !) - on y est restées toute la matinée.
L'après-midi, après avoir visité le reste de la vieille ville (qui ne tient pas la comparaison avec Edimbourg, à mon humble avis !), petite marche vers le Wallace Monument. Ce n'est pas un joyau architectural (c'est même plutôt moche) mais de là-haut, on a une belle vue, et William Wallace (Braveheart du film de Mel Gibson) est le symbole du nationalisme écossais, ayant vaincu les Anglais à Stirling (1297), pendant les guerres d'indépendance.

Vue depuis le château de Stirling
(Wallace Monument au fond)
St Andrews
Le lendemain, "grasse matinée" : eh oui, le bus n'est qu'à 9h aujourd'hui ! 2h plus tard, nous voici à St Andrews, la ville où la première université d'Écosse a vu le jour en 1410, et la "capitale" du golf (qui est né en Écosse).
Le musée de la ville est petit mais intéressant et fournit pas mal d'informations et d'anecdotes historiques, de la Préhistoire au XXe siècle. La vieille ville est sympa, avec les nombreuses petites ruelles perpendiculaires aux rues principales, les vieux bâtiments de l'université... La cathédrale, même en ruine, est majestueuse. Les golfs et les bowling greens bien verts. Le Old Course, avec la plage d'un côté et le bâtiment du Royal and Ancient Golf Club de l'autre, semble sorti d'un vieux film.
Ruines de la cathédrale
Old Course
Aberdeen
Le seul défaut de St Andrews, c'est que c'est mal desservi (il n'y a même pas de gare). Il faut aller prendre le train pour Aberdeen un peu à l'extérieur.
Aberdeen est une ville toute grise (si on a de la chance, le granite scintille au soleil), assez riche du fait du pétrole offshore. On commence par le quartier du port, pas très beau (industriel). Heureusement, pas loin, il y a une plage, un parc d'attraction, des glaces... ça tombe bien, il fait beau (ça change des trombes d'eau sur la plage de St Andrews). Aujourd'hui, c'est journée farniente : ayant rapidement épuisé les options touristiques du centre-ville, on enchaîne avec le match de foot Portugal-Angleterre, dans un pub. Les supporters de l'Angleterre ne sont pas très nombreux et assez silencieux : ils sont en terrain ennemi, presque tout le monde en Ecosse supporte les adversaires de l'équipe anglaise ! La France joue aussi aujourd'hui (1/4 de finale contre le Brésil). On comptait regarder le match tranquillement à l'auberge de jeunesse, mais puisque la télé est accaparée par des inconditionnels de Wimbledon, ce sera de nouveau dans un pub. Cette fois encore, le spectacle est aussi dans le pub, par un groupe de supporters français qui crient à chaque fois que les Bleus dépassent la ligne centrale, ou dès qu'un Brésilien touche le maillot d'un Français...

Le légendaire granite d'Aberdeen
Inverness
Continuons notre progression vers le nord... 2 heures de train pour Inverness.
Mesdames et Messieurs, circulez, il n'y a pas grand chose à voir surtout un dimanche. Une promenade le long de la rivière Ness, un musée fermé... en quelques heures, on a tout vu. Et comme c'est pas une petite ville, le dimanche il n'y a pas grand chose (de non touristique) à faire... Si vous passez par Inverness, profitez-en pour faire une croisière sur le Loch Ness, ou démarrer le Great Glen Way, un chemin qui suit la grande faille (Great Glen Fault) jusqu'à Fort William. Mais nous, on avait prévu le Loch Ness pour le lendemain.
Loch Ness
Bonne nouvelle : le bus d'Inverness à Fort William s'arrête au Loch Ness Youth Hostel. Mauvaise surprise : en arrivant, vers 10h du matin, on apprend que l'auberge de jeunesse est fermée jusqu'à 17h. Et l'employée qui est là ne semble pas prête à nous ouvrir pour qu'on dépose nos sacs... qu'on laisse devant la porte. Bravant toutes les règles de prudence et de bon sens, on s'engage dans un bout de 13 miles (20 km) du Great Glen Way sans connaître la difficulté du chemin, sans carte (il n'y avait pas 36 routes, heureusement), sans chaussure appropriées (Guéno est en tongs !), sans vêtements chauds (ben pourquoi, c'est l'été !) ni imperméables (moi), sans provisions (1 litre d'eau et 3 carrés de chocolat). Au bout d'une heure, on commence à croiser des signes de vie (des moutons !), au bout de 2h des habitations humaines, et enfin, quand on commençait à désespérer d'être sur la bonne route, des gens ! Mais le chemin en vaut la peine : le loch est superbe vu d'en haut, où on est entouré d'une multitude d'espèces de conifères, et plus loin, de lande, d'ajoncs, de moutons...
On fête la réussite au bac de Guéno un peu plus loin sur la route et vers 14h, on s'affale dans un pub qui heureusement sert encore à manger. 10 minutes de marche plus tard, retour au monde habité (enfin, surtout touristique !), en arrivant à Drumnadrochit, passage obligé pour les fans de Nessie (j'ai pas dit nous - on résiste héroïquement à l'appel de toutes les arnaques touristiques du genre croisière dans bateau avec sonar et caméras...).
Retour à l'auberge de jeunesse en passant par le château d'Urquhart, qu'on n'a malheureusement pas pu visiter (horaire de bus - qui passe toutes les 3 h - oblige, à moins de se retaper 4h de marche). Malgré l'accueil (ou plutôt le non-accueil) reçu un peu plus tôt, l'auberge de jeunesse est très sympa. Un peu à l'écart du buzz touristique, tout au bord du loch (les chambres ont vue dessus), pièces communes très homely, qui donnent une impression chaleureuse. Par contre, on découvre un vrai fléau : les midges, moustiques petits mais en très grand nombre et réputés pour être particulièrement virulents dans certaines zones d'Ecosse.
Le lendemain, on rate le premier bus pour Inverness (d'avoir attendu du mauvais côté de la route !). ça nous laisse 2 heures à tuer avant le prochain. La petite plage de galets derrière l'auberge de jeunesse s'avère bien agréable...
15 août 2006
C'est décidé, je prends le train !
J'hésitais sur le moyen de transport à emprunter d'Edimbourg à Paris... l'actualité a décidé pour moi, ça se fera en trains !
Non pas que les (soit-disant ?) menaces d'attentats aient eu un quelconque effet sur moi en elles-mêmes ; leurs conséquences, par contre, sont bien plus rebutantes.
Extraits trouvés sur le site de voyages-sncf :
Si vous voyagez dans les 5 jours, nous vous recommandons de vous rendre au moins 4 heures à l'avance à votre aéroport de départ ; par ailleurs, vous devrez vous assurer n'être en possession que des articles listés ci-dessous. Tout autre objet devra être placé dans votre bagage enregistré en soute et sera soumis aux contrôles de sécurité. Les objets que vous conserverez avec vous devront impérativement être placés dans un sac plastique transparent. Aucun objet ne devra se trouver dans vos poches.
Que pouvez-vous prendre avec vous à bord ?
- Porte-monnaie, portefeuilles et leur contenu (par exemple : carte bancaires, monnaie, carte d'identité...) ; à noter : les sacs à main devront être placés en soute.
- Documents de voyage nécessaires (par exemple : passeports, carte d'identité, billets d'avion...)
- Ordonnances médicales et médicaments nécessaires pendant vos vols ; les médicaments liquides devront être présentés aux autorités compétentes pour vérification.
- Lunettes de soleil (hors étui)
- Lentilles de contact (hors produits oculaires ou d'entretien)
- Pour les passagers avec bébé(s) : nourriture pour bébé, lait (le contenu de chaque bouteille devra être goûté par le passager adulte accompagnant) et le nécessaire pour leur hygiène (crèmes, couches...)
- Articles nécessaires à l'hygiène féminine (par exemple : tampons, serviettes hygiéniques....)
- Mouchoirs (hors paquet)
- Clés (hors éléments électriques : lampe...)
Tous les passagers seront fouillés manuellement et tous les vêtements seront passés aux rayons X.
Les fauteuils roulants et tous les objets d'aide à la marche (exemple : béquilles) devront être passés aux rayons X ; seuls les fauteuils roulants fournis par les aéroports seront autorisés à franchir les portiques de sécurité.
Personnellement, mettre mon ordi et mon sac à main en soute, ça me dit bof :(
Passer 2-3 h à faire la queue pour la sécurité, 2-3h dans l'avion à ne rien pouvoir faire d'autre qu'admirer les nuages ou psychoter sur mes fellow passengers / potential terrorists (sic), encore moins :-/
Et puis je refuse de céder à la panique et au catastrophisme ambiants (enfin, peut-être suis-je trop naïve ?), donc pas question de prendre l'avion dans ces conditions... (ça sera pas trop dur, j'en ai pas l'occasion tous les jours, hein !)
Enfin, préférer le train à l'avion, c'est un geste écologique !
(et puis de toutes façons, niveau bagages je dois être en surpoids...)
21 mai 2006
Photos de Glasgow
Comme promis, j'ai mis enfin mis mes photos de Glasgow en ligne. Vous pouvez les voir en cliquant ici.
Et je m'excuse pour tout le blabla des deux derniers messages ! Celui-ci aura été plus bref.
20 mai 2006
Un week-end à Glasgow
Comme toujours, j'ai fait trainer cet article, mais le voilà enfin.
Me voilà de retour de mon escapade glaswegienne ! Je vais essayer de vous faire un petit compte-rendu...
Et je vais enfin pouvoir mettre des photos prises par moi, puisque je me suis offert un appareil numérique il y a quelques jours :)
Va y'avoir du sport !
En effet, le car est rempli de supporters de football. Ce samedi, c'est la finale de la Scottish cup, à Glasgow. Heureusement, elle n'oppose pas les deux clubs de Glasgow (les Rangers, supportés traditionnellement par les protestants, et le Celtic, du côté des catholiques - un petit goût d'Irlande du Nord...) mais les Hearts of Midlothian (d'Edimbourg) et une obscure équipe de 2ème division dont j'ai oublié le nom. Ce samedi, il y a aussi un match de foot Japon-Ecosse - de quoi remplir les pubs. Et une confrontation des universités de Glasgow et d'Edimbourg pour une course d'aviron sur la Clyde, la rivière de Glasgow.
Malgré ça (ou peut-être pour cette raison : les gens étaient au stade ou au pub ?), la ville n'était pas trop bondée.
Premières impressions
Après un peu plus d'une heure de trajet, me voici à la gare routière de Glasgow, en plein centre ville. Je vais déposer un de mes sacs à l'auberge de jeunesse, un peu excentrée, ce qui me fait découvrir la ville. Le samedi, c'est shopping en folie, encore plus qu'à Edimbourg. D'ailleurs, quand j'ai dit que j'allais à Glasgow, presque tout le monde m'a demandé si c'était pour faire les magasins. Il faut dire qu'il y a de quoi, entre les nombreux centres commerciaux, les 2 rues piétonnes commerçantes, les boutiques de luxe...
Je trouve le centre assez joli. Quand on s'éloigne un peu, c'est vrai qu'on peut trouver des associations architecturales étranges... Venant d'Edimbourg, il faut dire que la barre est placée haut. Alors qu'Edimbourg a conservé un vieux centre-ville très homogène (classé au patrimoine de l'humanité de l'UNESCO), Glasgow a été largement bombardée pendant la seconde guerre mondiale. Donc souvent, l'époque victorienne côtoie des bâtiments récents sans âmes, voire affreux. Mais certains quartiers ont du charme - comme par exemple West End, où est située l'auberge de jeunesse de Glasgow.
Glasgow Youth Hostel
Ce quartier est situé un peu en hauteur, au-dessus de Kelvingrove Park. Il a été développé à l'époque victorienne comme zone résidentielle chic, et il l'est encore assez. En se promenant un peu, on n'a quelquefois pas l'impression d'être dans la "2eme capitale" (capitale économique) de l'Ecosse tellement c'est calme. ça, plus le fait que certains bâtiments mériteraient un peu plus d'entretien, ça donne un petit charme suranné, je trouve... comme si les occupants étaient partis, laissant tout en place en pensant revenir bientôt, et n'y avaient pas remis les pieds. (j'aimerais réussir à mieux retranscrire ce que j'ai vu et ressenti ; si vous vous demandez ce que je raconte, zappez !)
L'auberge de jeunesse est elle-même une maison victorienne. Par rapport au backpacker hostel où j'ai logé à Edimbourg, y'a pas photo ! C'est beau, clair, propre, spacieux... Et le bâtiment et la situation (beau quartier proche du centre) sont un luxe pour un hostel !
Kelvingrove Park et University of Glasgow
A près avoir posé mon sac à l'auberge de jeunesse, je traverse Kelvingrove Park pour me rendre à l'université de Glasgow, qui abrite quelques musées, dont la reconstitution de la maison de Charles Rennie Mackintosh (architecte, designer, peintre... écossais du début du XXe siècle, qui a initié le mouvement Art nouveau au Royaume-Uni - mon idole d'un week-end).
Je commence par le Hunterian Museum, moins pour la collection - une sorte d'inventaire à la Prévert mêlant archéologie, zoologie, géologie, paléo..., que pour le bâtiment qui l'abrite - le plus vieux de l'université, superbe avec ses cours, ses voûtes... L'université de Glasgow est la seconde plus vieille d'Ecosse (1451, après Saint Andrews), même si les bâtiments sont un peu plus récents. Certains étudiants ici étudient dans de vrais musées ! (bon, c'est sûr que ma comparaison n'est sûrement pas représentative : Edimbourg, Glasgow et Cambridge vs Jussieu et La Doua ! - et j'ai oublié La Sorbonne).
La Hunterian Gallery, juste en face, contient la suite de la collection, cette fois artistique, de William Hunter (anatomiste et premier maïeuticien de l'histoire). J'ai découvert les Glasgow boys, groupe d'artistes peintres du XIXe siècle qui ont rompu avec l'académisme des peintres d'Edimbourg. Mais aussi Whistler (américain, mais ayant travaillé surtout au Royaume-Uni et en France), dont je ne connaissais que ce tableau : Portrait of the painter's mother.
Apparemment, c'est le plus connu, mais je ne lui trouve rien de spécial, par rapport aux tableaux que j'ai vus ce week-end. Ce doit être, comme la Joconde, une icône devant laquelle on s'extasie sans se rappeler pourquoi ? De ce que j'ai vu de lui, j'ai bien aimé l'harmonie des couleurs, l'expressivité de ses portraits, mais aussi son travail de designer, avec des influences japonaises (éléments qu'on retrouve sur ce tableau, mais que je n'avais jamais remarqués !)
Malheureusement, je n'ai pas eu le temps de voir la collection Mackintosh, car le musée fermait. Mais je me suis rattrapée avec la reconstitution de sa maison (en suivant le lien, vous pourrez visiter virtuellement). C'est trop beau ! J'adore ses chaises à haut dossier, et aussi ses tables au design sobre mais avec le sens du détail (une poignée de tiroir recouverte d'un petit carré de perle...)
Glasgow by night
Je retourne dans le centre pour me promener un peu. ça me donne l'occasion de découvrir le métro : une seule ligne, circulaire, qui fait le tour de la ville. Il est surnommé Clockwork Orange (Orange Mécanique), à cause de la couleur des wagons. Les trains sont tous petits, c'est mignon !
Certains magasins sont encore ouverts (certains au-delà de 21h - on trouve pas ça à Edimbourg, même le jeudi soir, jour des noturnes). Des musiciens jouent dans la rue, et dans les pubs commencent les gigs, performances live, très populaires à Glasgow. Mais je me voyais pas trop entrer toute seule dans un bar, c'est bête... On retrouve la même odeur de bière qu'à Edimbourg (normal, un samedi soir !), l'animation en plus !
J'adore l'Art nouveau !
Le lendemain, je continue mon Mackintosh pilgrimage avec une visite de Glasgow School of Art (visite virtuelle possible aussi). Comme le bâtiment sert encore d'école, il faut suivre une visite guidée, et on n'a pas accès à toutes les parties. J'ai trouvé que certaines parties étaient un peu abimées, mais j'ai adoré la librairie et l'exposition de mobilier. ça doit être la classe d'étudier le design dans un lieu pareil !
Je suis pas née à la bonne époque ! J'adore l'Art nouveau, et j'habiterais bien chez Mackintosh, je trouve son intérieur très moderne. "Malheureusement", une pièce de mobilier est évaluée à un prix de 6 chiffres, en livres (les musées mettent les moyens pour les conserver dans le domaine public). Certains magasins de design vendent des copies, mais c'est pas donné non plus !
Mackintoshmania
On peut se consoler sur les souvenirs... déclinés à toutes les sauces, des cartes aux aimants, porte-clés, foulards, bijoux, calendriers, etc. Je suis d'ailleurs repartie avec quelques cartes et un poster d'une œuvre de... Margaret MacDonald, la femme de C.R. Mackintosh. On ne mentionne souvent que son mari, alors qu'elle était elle-même artiste et qu'ils travaillaient beaucoup ensemble.
En tous cas, l'image de Mackintosh est bien exploitée - pour le tourisme (des tours spécialisés sont même organisés), et par de nombreuses enseignes qui utilisent son design. Le motif de rose beaucoup utilisé par Mackintosh s'appelle d'ailleurs Glasgow rose.
Tea with Mackintosh
Après cette visite, je me suis offert un thé et des œufs brouillés aux Willow Tearooms, un peu plus loin dans la rue piétonne Sauchiehall St. C'est une reconstitution, dans le bâtiment d'origine, d'un des salons de thé de Kate Cranston, décoré par Mackintosh. On peut visiter les différentes salles, notamment la Room de luxe, dont vous aurez quelques photos bientôt...
L'après-midi, il s'est mis à pleuvoir, donc j'ai vu quelques musées de plus : le Museum of Modern Arts (plutôt art contemporain), et un musée d'architecture et de design (dans un bâtiment de Mackintosh, encore lui ! - le Lighthouse). Je n'ai pas pu voir davantage d'œuvres de Mackintosh pour cause de musées fermés ou de lieux trop excentrés... et de manque de temps ! Au moins, je n'ai pas fait d'overdose, et je pourrai toujours y retourner pour une journée, c'est tout près !

Charles Rennie Mackintosh et Margaret MacDonald
liens supplémentaires:
Mackintosh sur Wikipedia (ya des photos !)
Charles Rennie Mackintosh Society
14 mai 2006
De retour...
... d'un week-end à Glasgow !
J'en ai encore plein les yeux, mais je vous raconte tout ça demain, parce que là je suis crevée.

Crédits : Lonely Planet Image satellite de Glasgow
Crédits : www.dcs.gla.ac.uk/







































