Le Monde de Véro

bloc-note écolo et solidaire

31 décembre 2008

En guise de conclusion...

... de 2008

Il y a 30 ans :

"La défense de l'homme et de son environnement est un problème de survie. Certains le nient. Par intérêt ou par bêtise [...]. Ce sont des inconscients ou des irresponsables. Tant pis pour eux. Les autres, quelle que soit l'issue finale, auront au moins la satisfaction du devoir accompli. Et ce sera peut-être leur seule récompense"

Paul-Emile Victor, Jusqu'au cou... et comment s'en sortir, 1979

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02 novembre 2008

Economie, cette grande inconnue

Du grec ancien οκονομία « administration d'un foyer », de οκος « maison, dans le sens de patrimoine » et νέμω « administrer »

Je ne sais pas vous, mais la crise financière m'aura fait prendre conscience (ou plutôt rappelé) de mon inculture dans le domaine (mon bagage se résume à une année de "sciences économiques et sociales" en seconde, ça remonte loin !). Économie, bourse, finance, croissance, banques centrales, OMC, FMI... autant de mots qui me rendent parfois méfiante sans que je puisse argumenter bien loin...

Si je trouve logique qu'une croissance infinie soit impossible sur notre planète finie ;
si je trouve abjects les plans d'ajustement structurel imposés par le FMI et la Banque mondiale aux pays en difficulté économique (mais toujours au Sud, hein... chez nous, les banques vont mal ? Hop, on injecte quelques milliards et c'est reparti) ;
si je ne comprends même pas comment on peut être trader et avoir une conscience ;

... je suis sûre d'être assez vite perdue dans un débat sur ces sujets.

Peut-être est-ce parce que je n'ai pendant longtemps jamais cherché à y voir plus clair (par exemple, je ne lis jamais les pages économie ou finance des quotidiens), mais il me semble que ce domaine, encore plus que les sciences, manque de vulgarisateurs (ou de médiateurs, pour ceux qui préfèrent ce vocable). J'ai l'impression que les non-initiés (dont je fais partie) sont assez vite perdus. Ce qui ne serait pas si grave si l'économie (et la finance) n'occupaient pas une telle place dans notre quotidien, dans les pages des journaux, les JT ou sur les ondes... (cf citation de Keynes ci-dessous !)

Témoin de cette opacité ? les questions économiques occupent assez peu le débat public (par rapport aux applications scientifiques, par exemple ; si on s'intéresse à deux problèmes d'éthique, clonage vs régulation des marchés financiers, y'a pas photo).
Bien sûr, étant moi-même plutôt scientifique, ma vision est biaisée et peut-être que je me trompe...

En ce mois de l'économie sociale et solidaire, je prend donc la décision de m'instruire un petit peu et de partager mes découvertes ici, si découvertes il y a !
(Bon, je triche un peu, j'avoue avoir déjà quelques petites choses en stock...)

Je vous laisse avec ces quelques citations pour patienter :

Le développement de l'économie réelle n'a rien à voir avec la science économique. Bien qu'on les enseigne comme s'il s'agissait de mathématiques, les théories économiques n'ont jamais eu la moindre utilité pratique.

(Karl Popper)

Il y a deux types de problèmes dans la vie : les problèmes politiques sont insolubles et les problèmes économiques sont incompréhensibles.
(Alec Douglas-Home)


Ainsi donc l'auteur de ces essais, malgré tous ces coassements, continue d'espérer et de croire que le jour n'est pas éloigné où le Problème Economique sera refoulé à la place qui lui revient : l'arrière-plan.

(John Maynard Keynes)

Personne ne peut clamer dans les gazettes que la Terre est le cnetre du monde et que l'eau a une mémoire, sauf des illuminés, mais n'importe qui peut prédire la chute ou la hausse de la Bourse, et les plus savants n'ont pas fait exception. Irving Fisher, en 1929, envisageait un Dow Jones croissant à l'infini et Keynes lui-même pensait que la guerre de 14 ne durerait que quelques semaines. Quel est le seuil de tolérance laissé aux experts ? Il semble être infini.
(Bernard Maris)


Un économiste est un expert qui saura demain pourquoi ce qu'il avait prédit hier ne s'est pas produit aujourd'hui.

(Laurence Peter)

 

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05 octobre 2008

Bordelaise

Les vacances sont finies depuis longtemps, l'été aussi. (D'ailleurs, il fait gavé froid en ce moment !)
J'ai déménagé, mais pas dans une échoppe. Je passe le plus clair de mon temps à la fac, au-delà des barrières de la ville. La rentrée n'était qu'il a deux semaines mais on a déjà gavé de boulot. Alors quelque fois, quand je n'ai pas eu le temps de refaire des courses ou de préparer un petit-déjeuner, j'achète une chocolatine que je mange dans le tram. Et quand, après 8 heures à la fac et des cours particuliers, je débauche à 20h, je n'ai pas le temps ni l'envie de bader par ici. La seule chose qui n'a pas changé, c'est que je refuse toujours avec diplomatie mais fermeté (!) les poches que les commerçant s'obstinent à me refiler.

Si vous aussi, vous voulez apprendre le bordeluche, je vous propose ce lexique.

(NB : au cas où, comme moi, vous penseriez que "bordeluche" sonne péjoratif, il n'en est rien ; c'est bien le terme consacré pour désigner le langage de la région, dont pas mal de particularités lexicales subsistent - dont toutes celles ci-dessus)

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29 juillet 2008

Procrastination

La raison de mon silence, bien plus que l'été ou les vacances, c'est la

procrastination  n. f 

 XVIe; du lat.  procrastinatio, de pro- et crastinus « du lendemain »  

  Littér. Tendance à tout remettre au lendemain, à ajourner, à temporiser.

(Le Petit Robert)

Je vais essayer de me bouger un peu...

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16 septembre 2006

Préparationnaire

Il ne sonne pas très bien, ce mot (ça fait un peu "concentrationnaire" en beaucoup moins pire). C'est ce que je suis depuis 2 semaines, c'est à dire élève de prépa (oui, il faut croire que j'aime ça). Une prépa pour préparer l'agreg (et le CAPES) de Sciences de la Vie, de la Terre et de l'Univers.
Et pour l'instant, ça va... je veux dire, en attendant les résultats des 3 écrits blancs et la leçon que je dois préparer et passer dans 10 jours.

En tous cas, cette année, il n'y aura pas grand chose à raconter sur ce blog (et, ça tombe bien, je n'aurai pas non plus beaucoup de temps pour le faire, il n'y aura pas grand monde pour me lire).

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21 mai 2006

Hyperphage

Vous serez sans doute ravis de l'apprendre : mes goinfreries (tant pis si ce mot n'existe pas!) portent un nom : je suis hyperphage.


Tandis que la Boulimique parvient à contrôler son poids tant bien que mal par le vomissement provoqué ou d'autres méthodes, l'hyperphage boulimique n'utilise pas de telles techniques et est donc la plupart du temps en surpoids.
Selon les premières estimations, 20 à 50 % des individus en surpoids qui consultent en vue de maigrir seraient sujets à des troubles du comportement alimentaire de ce type.
Contrairement à l’anorexie mentale et la Bulimia nervosa, l'hyperphagie boulimique serait de fréquence semblable dans les deux sexes (on compte un homme anorexique pour neuf femmes, un homme boulimique pour neuf femmes).
Les obèses hyperphages incontrôlés seraient davantage préoccupés par la nourriture et par leur poids que les obèses non hyperphages incontrôlés, toujours occupés à se restreindre sans y parvenir, plus insatisfaits de leur physique. Ils seraient aussi davantage perturbés psychiquement: on observerait chez eux plus de dépressions, d’attaques de paniques et de manifestations phobiques. Ils auraient enfin plus de troubles de la personnalité.
On ne peut à ce jour dire si leur surpoids est dû aux comportements alimentaires aberrants, ou bien si au contraire le syndrome d’hyperphagie boulimique résulte des efforts de restriction d’obèses en mal d’amaigrissement.



Définition du DSM-IV, 1996 (Diagnostic and Statistical Manual)
HYPERPHAGIE BOULIMIQUE ("Binge eating disorder", Spitzer et al., 1993; DSM-IV, 1996)
A. Épisodes récurrents de crises de boulimies (" binge eating "). Une crise de boulimie répond aux 2 caractéristiques suivantes :
1) Absorption, en une courte période de temps (moins de 2 heures), d’une quantité de nourriture dépassant notablement ce que la plupart des personnes mangent dans le même temps et dans les mêmes circonstances.
2) Sentiment de perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise (par exemple, sentiment de ne pas pouvoir s’arrêter de manger ou de ne pas pouvoir contrôler ce qu’on mange ou la quantité de ce qu’on mange).

B. Durant les crises de boulimie, au moins trois des critères suivants d’absence de contrôle sont présents :
1) Prise alimentaire nettement plus rapide que la normale.
2) L’individu mange jusqu’à l’apparition de sensations de distension abdominale inconfortable.
3) Absorption de grandes quantités d’aliments sans sensation physique de faim.
4) Prises alimentaires solitaires afin de cacher aux autres les quantités ingérées.
5) Sensations de dégoût de soi, de dépression, ou de grande culpabilité après avoir mangé.

C. Le comportement boulimique est source d’une souffrance marquée.

D. Le comportement boulimique survient en moyenne au moins 2 fois par semaine sur une période de 6 mois.

E. Le comportement boulimique n’est pas associé à des comportements compensatoires inappropriés (par exemple vomissements, prise de laxatifs, exercice physique intensif), ne survient pas au cours d’une Anorexie mentale (Anorexia nervosa) ou d’une Boulimie (Bulimia nervosa).

source : www.gros.org


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22 avril 2006

Hen party

Hen Party, ou Hen Night

= enterrement de vie de jeune fille

Pour les garçons, ça s'appelle stag party (ou bachelor party)

ça fait déjà plusieurs fois que je croise des Hen Party à Edimbourg. L'autre jour, en rentrant du labo, je croise un faux camion de pompiers loué pour ce genre d'occasions !
Et tout à l'heure, dans un bar, des répliques de Bridget Jones quand elle arrive déguisée avec des oreilles et une queue de lapin, un mini-short et des bas résilles ("fish net", d'après Lora)

(Vous savez, cette scène, dans le film : bridget crédits : Miramax films )

Comme en France, il s'agit de passer un bon moment avec ses ami(e)s du même sexe, et pour certains de célébrer leur "last night of freedom" (j'adhère pas trop à cette idée, ni au terme "enterrement", complètement déprimants, mais bon...). Au rendez-vous : tenues voyantes, tournée des bars... ça va des soirées papotage et soins d'institut entre copines aux soirées beaucoup plus effrénées, en passant par les scavenger hunts (trouver toute une liste de trucs comme un trèfle à quatre feuilles, une carte postale d'Oulan-Bator, un single des Waterboys, des myrtilles en décembre, etc etc).

PS : j'aimerais bien connaitre l'étymologie exacte de ces termes. Tout ce que je sais, c'est que hen = poule ; stag est plus mystérieux : la traduction la plus courante est cervidé, mais le mot est aussi employé de manière plus spécialisée pour désigner un "investisseur qui recherche des bénéfices à court-terme", ou encore un "arbre mort, sec, encore debout, et de plus de 30 cm de diamètre et 3 m de haut" (???).

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08 avril 2006

Cheers !

Le mot de la semaine ! (=nouvelle rubrique "vero0oo apprend l'anglais" =D )

Aujourd'hui :

Cheers, le mot à tout faire ! qu'on entend partout, tout le temps !

  1. santé ! à la tienne !
    pour trinquer
  2. merci
    à la place de thanks
    ou pour répondre à thanks ; dans ce cas, ça veut dire : "non, merci à vous !"
  3. salut
    une manière informelle de prendre congé, et c'est aussi un mot bien pratique pour terminer les mails (et de dire merci et au revoir en un seul mot - au destinataire de décider).

Allez, un peu de vocabulaire supplémentaire :

to cheer : acclamer
cheer : acclamation, hourra
to cheer up : reprendre courage
to cheer up someone : remonter le moral à quelqu'un.

Posté par vero0oo à 22:30 - Le mot de la semaine - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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